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A HONGKONG : LA CULTURE POUR FAIRE DE L’ARGENT


Hongkong est la ville du business par excellence et il y a longtemps été mal vu de chercher à s’intéresser en quoi que ce soit à la culture. Pearl Lam, aujourd’hui galeriste et membre d’une éminente famille prospère de Hongkong raconte que dans sa jeunesse c’était presque vulgaire de vouloir faire autre chose que de chercher à gagner et faire fructifier son argent. Mais les temps changent et aujourd’hui l’art contemporain, particulièrement pour certains esprits agiles, peut être une source incontestable de plus value. Dans certains cas l’appât du gain a même largement dépassé le plaisir que peut procurer simplement la vision d’une œuvre d’art.
Mais pour revenir à Hongkong c’est aujourd’hui qu’ouvre pour la première fois la foire Art/ Basel Hong Kong. Autrement dit la branche asiatique de la foire suisse leader après l’annonce de son rachat il y a près de deux ans. L’opération engendre dans la ville pluvieuse un tas d’évènements collatéraux.
En 2017 devrait ouvrir ici , sous l’égide de la municipalité un « West Koowloon cultural district » dont le fleuron sera un musée des arts visuels.En attendant les chargés de projet communiquent à ce propos. Hongkong a donc l’ambition de devenir une ville plus culturelle. L’impulsion du gouvernement chinois continental qui soutient et sollicite les initiatives artistiques doit y être pour quelque chose. La mode mondiale pour la culture – la concurrente Singapour est animée du même genre d’ambitions- aussi. Les choses commencent bien.

A la tête du projet a été nommé, Lars Nittve, ancien patron de la Tate Modern. Et puisqu’à HK il est toujours question d’argent le budget lui aussi est conséquent : 2, 1 milliards d’euros pour l’intégral du district culturel et 100, 7 millions d’euros pour les acquisitions du musée d’art visuel.

Et puis comme les choses commencent très très bien, le collectionneur suisse Ulli Sigg -dont j’ai fait le portrait il y a une éternité dans les Echos- le plus gros collectionneur au monde d’art chinois contemporain, vient de donner 1500 œuvres à la West Koowloon cultural authority en vue de l’ouverture du musée. Estimation de l’ensemble par Sotheby’s : 160 millions de dollars. Ulli Sigg garde tout de même 600 œuvres. Cet ancien ambassadeur en Chine a très tôt compris que la mémoire de l’art chinois contemporain allait s’envoler et il a commencé à collectionner dans un esprit muséale dès le début des années 90. Ulli est très suisse, très rigoureux, très moral. Il s’était promis de donner un jour l’ensemble à la Chine. Il raconte qu’il a négocié la question pendant trois ans avec Shanghai, Pékin et HK. « C’était une décision très politique. La question tient à la censure. J’accepte la censure mais je voulais savoir ce qui pourrait être montrer ou pas. Conserver ce qui ne le serait pas. A HK il n’y a pas de censure. Simplement la problématique de l’art et de ce qu’on montre est une question complétement nouvelle » explique l’ancien ambassadeur.

Il me raconte cela alors que nous sommes dans un vaste espace quasi à l’abandon sur lequel devrait être érigé le musée en 2017. Des flaques, de la boue, les traces de la dernière averse…En attendant Lars Nittve et son équipe on mis en place une installation temporaire constituée d’œuvres gonflables. « C’est un premier test excellent » explique Sigg. En effet face à nous se dresse un énorme caca gonflé signé de McCarthy l’américain. « L’œuvre a suscité beaucoup de débat sur le net. Est ce de l’art ou pas... C’est le début » raconte le généreux donateur.

A coté, un artiste de HK,Tam Wai Ping, a installé deux structures gonflables noires. L’une représente un cafard géant, l’autre des jambes de femmes : les deux caractéristiques de la ville selon lui. Déplaisir, crasse et plaisir…





A HK les marchands de petite et grandes tailles affluent. Mathieu Ticolat français installé longtemps à Tokyo s’est installé ici il y a un an. « Le marché est en plein puberté » résume t-il. " En devenir". Dans son espace il expose des dessins de Basquiat. Non loin de là dans Pedder Building un bâtiment qui a longtemps servi de point de ralliement des boutiques de dégriffé, s’installent des galeries haut de gamme. C’est la qu’est installée la multinationale Gagosian qui fait une démonstration de force avec 15 peintures de Basquiat ( la semaine dernière record pour Basquiat à près de 48 millions de dollars à NY). Pearl Lam expose un artiste chinois abstrait qui peint en très très épais : Zhu Jinshi.

Dans un autre bâtiment Emmanuel Perrotin montre son blockbuster Takashi Murakami accompagné du français Xavier Veilhan avec des mobiles géants mais harmonieux accrochés dans l’espace.












Edouard Malingue, un autre marchand d’art français, marque chaque année le paysage par une installation spectaculaire. Cette année elle est signée Fabien Merelle qui a été aidé du spécialiste des effets spéciaux pour le cinéma Pascal Molina. Un énorme éléphant est supporté par un petit homme, autoportrait de l’artiste. la sculpture trône en plein centre de la ville et les passants se délectent à la photographier toute la journée.






Dehors le tonnerre n’arrête pas de gronder. Dans le Convention Center la foire ouvre. La frénésie commence…














 

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